lundi, 10 mars 2008

Marre

C'est lundi, il est à peine 4h00 du mat, je bosse et je constate que Cocotte est encore venue hier soir, à 19h49, 20h57, 0h53. Je peux difficilement être plus précise, mais comme elle n'est pas trop futée, elle serait bien capable de ne pas se reconnaitre !

La prochaine fois je mets ton nom, ton tél, ton adresse et je donne tout ça à des sites porno trash et à des boites de recrutement de call girl.

J'ai juste une question à poser : Elle va encore me les briser longtemps celle là ? Elle veut quoi d'autre ?

Snuttttttt ! Je sais ! Mon cerveau ! Elle veut me lobotomiser.

dimanche, 15 juillet 2007

Pas envie

Mais qu’est ce qui m’a pris de raconter mon histoire ? Je chiale depuis hier, je n’ai plus envie de manger, de rire, de respirer. Je ne comprends pas pourquoi la race humaine est si destructrice envers elle même. Pourquoi certaines personnes font preuve de tant de cruauté à l’égard des autres. A quoi ça sert ? On se fera tous bouffer par les vers tout seul de toute façon.

Oh! Mais ça ira. Je me remettrais, je suis tellement forte ! (Comme me disent toutes les personnes qui n’ont plus envie d’écouter mes jérémiades)

Je ne peux pas m’empêcher de revivre tout cela, comme si j’attendais une réponse qui n’arrivera jamais. Les gens autour de moi se lassent, je sens bien que je gêne quand je suis mal. Je suis la bonne copine rigolote et tout le monde considère que j’ai suffisamment chialer. Sauf que ça ne s’arrête pas comme ça et que j’ai encore besoin de répéter les mêmes choses, les mêmes évènements.

Et pourtant, s’il voulait revenir je dirai non. De ce coté là, j’ai vraiment avancé. Mais bordel, c’est pas une belle semaine pour moi.

Pour y voir un coté positif et apporter une pointe de sourire, je me dis qu’au moins, je n’aurai pas besoin de faire de régime pour aller à la plage...

samedi, 14 juillet 2007

Petites confidences pas drôles

Je crois qu'il est temps d'arrêter de faire la belle et vous dire par quoi je suis passée cette année. Désolée, ça va être long.

Tout a commencé l'été dernier, le 6 juillet précisément. Je rentre du boulot, un coup de fil mon père, sa femme vient de faire un AVC. Je fonce, le samu et les pompiers sont là, ils l'emmènent. Je me retrouve avec mon père, totalement paralysé (au sens propre),  sans connaître son traitement mais je fini par lui trouver une place dans l'hôpital de son neurologue qui le gardera le temps nécessaire. A partir de ce moment là, je passe d'un hôpital à l'autre tous les jours. Sa femme ne se remet pas, on découvre cette saloperie de cancer du Pancréas… Elle part le 22 Août. Je ramasse mon père.

Entre temps, je réussie à m'évader 1 semaine avec l'homme qui partage ma vie depuis 12 ans. Des vacances courtes mais qui sont une vraie bouffée d'oxygène pour moi. Je le vois qui s'énerve parce que son téléphone portable ne passe pas là ou nous sommes… Je ne m'inquiète pas, je n'y pense même pas, je l'aime, il m'aime…

Début septembre, (15 jours après l'enterrement de ma belle mère), il m'annonce qu'il veut prendre du recul. Je vacille, je suffoque. Nous sommes à ce moment sur mon lieu de travail, je dois y retourner 15 minutes plus tard. C'est l'enfer. J'ai l'impression que je prends baffe après baffe, que ça ne s'arrêtera jamais.

Le mois de septembre passe affreusement, il est toujours à la maison et selon les jours, me dit que non, on va rester ensemble, et puis non, il ne m'aime plus et puis oui, je suis importante pour lui… Bref, chaque jours un discours différent. Moi je suis toujours dans l'idée qu'il a besoin de solitude et que c'est peut-être juste une pause. D'ailleurs il me dit souvent qu'il espère qu'un jour, on se retrouvera. Et nous partons même en courtes vacances à Londres, nous partageons toujours le même lit avec tout ce que ça implique.

Et puis c'est de plus en plus dur. Octobre passe, Novembre aussi et en Décembre, il part au Canada. Cela faisait des années que l'on voulait y partir ensemble, mais c'est sans moi cette fois. Alors je doute, et je fais quelque chose de moche : je regarde dans ses mails et bien sur je trouve. Il a craqué sur une gamine de 20 ans sa cadette au moment ou moi je passais mon temps entre les hôpitaux.

C'est l'horreur. Je ne mange plus, je ne souhaite plus vivre et bien souvent, en allant au boulot, je me dis que je pourrais rater le virage et tomber dans la Seine. Ce serait reposant de ne plus avoir à rien gérer. Mais l'eau est froide, c'est l'hiver et je refuse encore d'y croire totalement. Je me sens, moche et surtout très vieille.

A force de pleurer tout le temps, mon médecin parvient à me convaincre de prendre "la pilule du bonheur". Je refuse dans un premier temps, puis, je cède. Ça fonctionne à peu près mais je ne mange toujours pas, je suis de plus en plus faible. Janvier passe, février aussi, il quitte finalement la maison au mois de mars de cette année. Je recommence à manger un peu.

Ce matin là, il part avec ses meubles, puis je le vois revenir prendre sa moto, mais il ne monte pas dire au revoir. Rien. 12 ans de vie de commune et pas un mot, pas même un geste de la main. Je ne suis qu'une merde… Ou est la corde pour me pendre ???

Ouf, je vais m'arrêter là. Rien que de l'écrire, j'ai encore envie de chouiner et de prendre ce fichu virage…

jeudi, 28 juin 2007

Finalement

Après quelques échanges de mails (2 pour être exacte), je me dis que finalement, le Cafard a bien fait de partir. Alors pas dans la manière, parce que franchement c'était très passable, mais dans le fond.

Je me suis aperçue qu'il disait encore et toujours les mêmes choses, qu'il n'avait pas d'autres projets que de quitter ce "pays de merde" et arrêter ce "job de merde" et patati et patata.

Comme quoi, il s'est contenté de changer de nana, mais il est incapable d'élargir son horizon. En même temps, comme ses nouveaux amis ont une moyenne d'âge de 23 ans, il ne risque pas d'aller très loin.

Et Paf! Prends ça dans les dents ! Ouais, je sais, ça fait vieille femme aigrie sur le retour, mais je m'en fous. Je tape là ou je trouve.

Tout ça pour dire, que je n'ai pas eu le petit pincement au coeur.

Rien, le néant.

Pas la moindre pointe de tristesse, juste un soulagement de ne plus avoir à entendre ça et la sensation d'avoir perdu trop de temps parce que je crois encore qu'il y a quelque part (pas trop loin ce serait mieux), un super mec qui rêve de moi toutes les nuits et qui me cherche partout.

Y'a pas quelqu'un pour lui dire ou je suis ????

lundi, 18 juin 2007

Quand Cafard fait parler de lui

Le problème avec mon boulot, c’est que c’est aussi le boulot du Cafard.
Je fais preuve d’une dextérité incroyable pour ne pas croiser son chemin, mais il m’est impossible d’éviter toutes les personnes qui nous connaissaient ensemble.

Tout ça pour dire que ce week-end de boulot m’a encore mis le bourdon, entre les :”Vous alliez trooop bien ensemble”... “Je l’ai vu avec son bébé l’autre jour”... “Mais vous êtes toujours amis j’espère”...  Ou encore les meilleures de toutes :”ça lui passera, c’est sa crise de la quarantaine”... “Il s’en mordra les doigts”... “Tu verras, il reviendra en rampant” !

Comment se fait-il que les gens soient tous aussi cons les uns que les autres, pour ne pas se douter une seule seconde que je suis dévastée par leur commentaires !

Ca fait des mois que l’histoire est bouclée alors, ça va durer encore longtemps ces conneries ?

Je dois faire quoi moi ? Quitter mon job, la ville, le pays ?
Marre de tout ça.

mercredi, 13 juin 2007

Sans

Ca revient toujours le bourdon, il suffit d’un simple coup de téléphone et on se retrouve plombé pour le reste de la journée.
Le pire, c’est que le coup de fil vient de moi.

En bonne truffette du club des nullasses que je suis, j’ai voulu appeler mon ex belle mère pour lui souhaiter son anniversaire.
Et voilà comment tout remonte à la surface, et notamment le fait qu’après 12 années de vie commune, je me suis faite balancer à la benne à ordure.

Je n’ai plus de nouvelle du Cafard depuis 2 mois. Bien sur, c’est moi qui ai demandé à ce qu’il n’appelle plus, mais en même temps,  recevoir des textos de temps à autres, me disant : “j’espère que tu vas bien, bonne journée”, ce n’est pas ce que j’appelle prendre des nouvelles.
Et puis merde ! Quand est-ce que les hommes comprendront qu’il faut parfois faire tomber un mur de paille et qu’un “non” peut vouloir dire “oui, si tu insistes” !

12 ans, avec les projets d’une vie et plus rien. Il est clair que vu le résultat, nous nous sommes trompés tous les deux.
Moi, parce que je n’ai rien vu, lui, parce qu’il a mis 12 ans à réaliser que j’étais de trop dans sa vie.

Mais 2 mois sans la moindre nouvelle alors que je suis sa “meilleure amie”, que je “compte pour lui”, que nous ne sommes “pas en guerre”. Encore du vent, de bien belles paroles pour se donner une conscience.

C’est pathétique.

vendredi, 08 juin 2007

Camisole

Sale journée...  Rien de particulier, c’est juste que je me suis acharnée sur le boulot ce matin, qu’il fait un temps de merde, que je suis ravagée de fatigue et que mon chien salope le tapis en bouffant son os.

Bon en fait, baratin mon ami...

J’ai bouclé hier, mes dernières facturations communes avec le Cafard. Ca y est, plus rien à voir ensemble, le sujet est clos et ça me fait tout drôle.

Re baratin... Ca ne me fait pas drôle, ça me flingue !
Cet espèce de trou du cul n’a même pas été foutu de faire les démarches administratives, je sais, c’est con, mais moi, à chaque fois, ça me replonge dedans et je ne vois pas pourquoi ce serait moi qui devrait tout faire parce que Monsieur le Cafard est incapable de gérer ces trucs là alors bien sur, c’est encore la patate molle qui s’y colle !

Le coté positif ? Plus rien en commun
Le coté négatif ? Plus rien en commun

???

C’est un truc de nana de se poser des questions débiles ? Non parce que parfois, je me mettrais bien des baffes quand même.
Faut vraiment être la dernière des nullasses pour se saper le moral juste parce que l’on a changé un compte en banque !
Enfermez-moi !!

Pfft, vais me coucher

mercredi, 06 juin 2007

Présentation du Cafard

Le Cafard est l'immonde bestiole qui m'a planté là il y a quelques mois après avoir passé ses nerfs sur moi pendant 12 ans. Diantre, j'ai plus d'âge !

Il y a fort longtemps, au détour d'un couloir, j'aperçois le Cafard et j'ai pensé : "Dieu qu'il est con" ! Aujourd'hui, je ne vois plus le Cafard, et je me dis " Vain Dieu qu'il est con" !!

Oh ! bien sur, je fais la belle maintenant. Mais cette saleté d'insecte à mis mon petit coeur fragile en miette, il a craché dessus, après ça, il a jugé bon de le brûler et de balancer les cendres dans les chiottes. Pour autant, Monsieur le Cafard dans sa précipitation  à dégager  n'a pas tiré la chasse et me revoilà !! Tel Terminatorette, je me suis relevée de mes cendres, j'ai enfilé mon armure et maintenant...  Ben j'ai trop chaud. Affreux vermisseau !

Le Cafard, il ne boit jamais de café, STOP ! Déjà là, j'aurais dû avoir la puce l'oreille (La puce ? Et pis quoi encore une puce, un cafard, un nid de frelon pour le dessert ?). Bref, le Cafard quand il se levait, il buvait du coca, il fumait une clope (pouah le matin c'est vraiment dégueulasse), après ça, il parlait et quand le Cafard parle, on atteint des sommets dans la stupidité faite animale !

Le Cafard,  il aime la télé, la radio, la moto, et lui. Le Cafard il n'achète jamais de fleur parce qu'il a peur de passer pour un idiot avec un bouquet à la main. D'ailleurs le Cafard, il n'offre pas de cadeau, il te donne du fric pour que tu le fasses toi même.

Le Cafard un jour il m'a dit " on va finir ensemble tous les deux "

Quelques jours plus tard, le Cafard me déclare sur un ton solennel " Je voudrais prendre un peu de recul "

Ouais, c'est ça immonde vermine !!!!

Le recul pour le Cafard, c'est se tirer le plus vite possible pour aller emmerder une bonne dizaine d'années sa prochaine victime. La malheureuse, faudra que je pense à lui envoyer une bombe insecticide.

C'est tout pour aujourd'hui mais il a sa propre rubrique et je vais me lâcher !

Le Cafard il a les pieds plats au moins autant que ses pulsions cérébrales !