avr 27, 2012

Situation critique

A quel moment savons-nous qu'une histoire se termine ?

Il y a ceux qui partent pour d'autres, ce qui est une situation différente, mais quand la vie n'est plus la même, doit-on mettre cela sur le dos de l'habitude ? Du temps qui passe ? Ou sommes nous tout simplement sur le point de prendre une certaine distance.coeur-brise.jpg

Et quand malgré tout ça, on n'a pas spécialement envie d'arrêter l'aventure, on n'a pas envie de tout cesser, doit-on supporter l'insupportable ? Doit-on passer outre le second visage de l'autre ? 

L'eau n'est pas toujours claire ces temps-ci. Ça fait battre mon coeur plus vite, je me sens presque au terme de la force que je peux fournir.

Je redoute de m'être trompée, d'avoir été aveuglée. J'ai peur que la face cachée prenne le dessus sans plus jamais laisser la place à l'autre face, celle que j'aime, celle qui est agréable, attentionnée, aimante... J'ai peur que ce qui me révulse soit plus vaste encore. Je ne sais même pas si le bout de l'abime est atteint ou s'il reste encore quelques vilenies planquées dans les recoins sombres...

10:50 Publié dans Enfadages | Commentaires (6)

avr 17, 2012

Puisque je disais que ça voulait pas ou peu ou guère

Certes Peter Pan est toujours à l'hôpital, certes, il ne progresse pas aussi vite qu'une toupie sur le parquet d'une salle de bal, certes, la route est toujours aussi longue et bardée de cinglés pour aller le voir, mais... Les autres empêcheurs de tourner en ovale (je ne demande même pas du rond t'as qu'à voir), me cernent toujours.

En principe, après cette magnifique journée douce et ensoleillée, j'aurais dû redécouvrir mon jardin ce soir, qui se trouve actuellement enseveli sous 2 tonnes de gravats. En principe.

Rendez vous pris chez ADA pont de Billancourt à 8h30. Mon Viking part aux aurores et arrive à 8h15 devant le ADA du pont de Billancourt (au cas ou t'aurais pas compris l'adresse la première fois).

8h30... Personne

9h00... Personne

10h00... Personne

10h30... Une tête de noeud arrive accompagné de sa conquête de la veille

Inutile de dire que mon Molosse était on ne peut plus calme, zen, posé, pas du tout prêt à lui coller une grosse baffe dans sa face de pêt.

AdaLe mec ouvre la porte du ADA pont de Billancourt à Issy les Moulineaux (ben oui j'avais oublié de mettre la ville), pas bonjour, pas merde non plus et en plus, il s'énerve le puceron! Il insulte et refuse de rembourser les sommes versées. De toute façon les camions sont sales, les réservoirs à sec...

Contre toute attente, mon Viking à réussi à garder son calme et n'a pas frappé le scolopendre décérébré de chez ADA PONT DE BILLANCOURT!!!

Résultat, il tombe des courges, les sacs de gravats envahissent toujours mon jardin et ils pèsent maintenant deux fois plus lourd avec la pluie.

C'est pas comme si j'avais besoin que les choses aillent dans le bon sens de temps en temps.
D'ailleurs, j'aimerais bien savoir comment la société ADA peut encore dévoiler ce genre de publicité :

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Le dimanche ? et pourquoi pas hier ou à Noël, andouille!!!

En tout état de cause si la société ADA à mis des alertes sur google, (ce que je suppute même s'ils ont l'air d'avoir été fini au jus d'ânes) je pense avoir fait ce qu'il faut pour qu'ils soient au courant.

 

16:22 Publié dans Enfadages | Commentaires (0)

avr 02, 2012

Papa, j'ai 6 ans 3/4

Toutes ces journées sont si vite passées... Plus de 2 mois maintenant que mon Peter Pan de père traîne dans les hopitaux, les maisons de convalescence (le temps de se casser une autre jambe) et à nouveau l'hôpital et pour finir, une institution à 70km/h de chez moi qui finira par avoir ma peau tant la route est longue, périlleuse, épuisante...

Plus de 2 mois que mon coeur s'emballe, que mes yeux coulent  à tout moment en pensant à ce que serait ma vie s'il n'était plus là. 2 mois à ne vivre que par intermittence, à trembler quand le téléphone sonne et qu'aucun numéro connu ne s'affiche, à avoir chaud, à avoir froid, à dormir debout...

Mon père, je le connais depuis 6 ans et des carioles... J'ai 6 ans.

Je developpe un amour filiale si intense que ça me submerge. Je condense les sentiments. Je n'ai pas eu le loisir de dire :"quand je serai grande, je me marierai avec Papa", pas eu le temps non plus de dire juste ce mot : Papa.

Alors je fais vite, j'entasse les jours, je les compresse pour laisser un maximum de place, je n'ai qu'une crainte, c'est qu'il me reste au final trop de cases vides que je ne pourrais plus remplir.

Je ne parviens plus à prendre le moindre recul.

J'ai peur qu'il disparaisse trop vite.

Je ne pense qu'à ça.

Je n'arrive plus à penser à autre chose.