samedi, 27 juin 2009
Quand je fais un gâteau de Truffe
J’avais une commande spéciale pour ce soir : Faire un gâteau aux fraises à la Mondiale.
Consciencieuse, j’achète mes fraises hier sur le marché, de bonnes fraises bien rouges, bien sucrées...
Nous voilà déjà à cet après midi (ouais, le temps passe plus vite quand on est vieux) et je me mets à l’oeuvre (expression de vieux pour bien comprendre que la suite n’est plus sous mon contrôle)
D’abord, beurrer le moule... Merde, y’a pas de beurre. Je pars chez monsieur l’épicier, je reviens avec des cerises... Et du beurre (au cas ou)
Je beurre le moule (je saurais plus tard que beurrer un moule en silicone est parfaitement inutile), je prépare la pâte un peu au pif, je balance fraises et pâte dans le moule et là qu’est ce qu’elle fait la Truffe ? Ben elle attrape le moule à deux mains et vlan ! Le moule tout mou se resserre, se resserre, je tangue, je tente une approche vers l’évier... Trop tard.
PARCE LES MOULES EN SILICONE C’EST MOU, PATATE !
Truffe prévoyante, j’avais assez de fraises... Je recommence le tout, lavage, essorage, coupage, tartage (nouveau mot disponible dans le petit Truffion illustré) et remplissage d’un autre moule, un vrai cette fois, un dur, celui ou faut mettre... Du beurre. Merde ! j’ai oublié le beurre !
Vidage, lavage de plat, beurrage (le petit Truffion est fourni, qu’est ce que vous croyez).
Ça y est ! Tout est prêt !
Je m’avance, mon moule à la main vers le four chaud et me dit : “avec le bol que j’ai, je vais me cramer”
(oui les filles, je le vois le doigt).
Je fais attention, attention et vlan ! le moule tape très légèrement sur un bord, la crème déborde en partie, tombe dans le four et tel un oeuf posé dans une poète, prend immédiatement !
Retirage de plat, noms d’oiseaux en tout genre, Bug planqué dans le salon et cette foutue pâte qui colle et prend forme directement dans le four.
T’as déjà essayé d’enlever une pâte qui se vautre dans un four bouillant ?
Ventre à terre j’attrape l’éponge qui glisse misérablement sur la pâte qui colle de plus belle, le grattoir vite ! C’est chaud... ça pue le cramé... Et finalement, je m’en tire assez bien, il est maintenant en train de cuire.
Tout ça pour dire que c’est quand même pas compliqué d’indiquer sur les emballages de plat en silicone qu’il vaut mieux verser la préparation sur la plaque du four plutôt que sur une table !!
16:53 Publié dans Juste pour dire | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
vendredi, 26 juin 2009
S'il n'en restait qu'un
Ce blog s’emplit peu à peu du vide sidéral qui m’habite.
Oh ! Ce n’est pas que je n’ai rien à dire, c’est juste que j’ai la flemme de le dire.
Je vois la saison qui avance, ces foutues arbres qui balancent leur sève estivale sur ma bagnole, les jours qui raccourcissent déjà, l’hiver en ligne de mire alors que je n’ai pas encore eu le loisir de poser mon digne postérieur dans les eaux chaudes des Caraïbes, l’orage qui gronde et qui effraie mon Bug...
Michael Jackson qui meurt, Farrah Fawcett aussi, manque plus que Nellie Oleson et ce sera toute mon adolescence qui foutra le camp !
Eh ben non, je n’ai pas envie que mon adolescence foute le camp. D’ailleurs on parle toujours du syndrome de Peter Pan et pour les nanas alors ? C’est Fifi Brin d’Acier ? Avec sa tête pleine de bouton et sa coiffure de dégénérée !
C’est quand même incroyable que les mecs puissent ressembler à un gentil p’tit gars qui voyage au pays imaginaire alors nous, pauvres gonzesses, on se tape la névrosée qui vit dans une ferme !
Parfois j’ai des relents de féminisme à faire détaler Woody Woodpecker devant un énorme chêne gorgé de glands !
J’sais même pas si il gobe des glands ce volatile !
Tout ça pour dire que s’il ne devait y avoir qu’un seul titre ... Pour moi, ce serait :
” Black or White”

10:36 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 16 juin 2009
Envie de douceur
Au départ c’était plaisant les travaux. Je pensais avec bonheur au moment ou les choses prendraient forme, ou les pièces seraient jolies à regarder...
J’enfilais ma petite salopette de travail, me mettais dehors pour peindre mes planches, Ipod sur les oreilles, chantant aussi juste que possible pour le quartier...
Seulement voilà, dans les vieilles baraques, à chaque fois qu’on enlève quelque chose, on trouve un loup.
Il en a fallut des jours pour réussir à dégager cette foutue chape de béton en lieu et place de la cheminée, et aujourd’hui que c’est fait, j’ai découvert avec un plaisir immense que les poutres en dessous étaient bouffées. Elles sont pleines de bestioles.
Je fatigue, je perds espoir et la plupart de mes amis dans la foulée aussi parce que mon temps se partage entre le boulot et ce bazar.
Et pourtant, Chevalier bosse du matin au soir pour tenter d’en sortir quelque chose.
A l’origine je me disais qu’il était un peu long à la détente le Chevalier du royaume de la sieste, mais non, il n’arrête pas et ça n’avance pas.
Je reconnais que sans lui, il y a longtemps que j’aurais mis le feu à tout ça et encaissé l’assurance !
Ajoute à cela quelques défaillances physiques à la con et me voilà repartie dans un négativisme à faire fuir Winnie l’ourson.
Dans ces moments là, on se dit quoi ?
Ben qu’on va appeler les amis pour les emmerder un peu parce que qu’on ne sait plus quoi faire d’autre...
Mouais, sauf que j’ai pas besoin d’entendre que tout ça c’est des conneries, que je n’ai aucune raison de me prendre la tête, qu’il y a des enfants qui meurent de faim dans le monde et que je n’ai qu’à me bouger.
Ca je sais bien me le dire toute seule.
J’ai juste besoin de me faire chouchouter, besoin de compassion, de sourire, de chocolat... D’humanité.
Ça commence à me peser d’être toujours la rigolote de service, la grande gueule qui veut casser les rotules du premier voleur de poule qui passe...
Et dans série des bonnes nouvelles quand même...
Pique nique avec les filles demain soir... Mon nouveau lit arrive jeudi... J'ai enfin Canal +
17:49 Publié dans Juste pour dire | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
mardi, 02 juin 2009
Quand le dictionnaire est pauvre
1 semaine !
1 semaine que je line (du verbe “passer de l’huile de lin) ces foutues planches qui mettent des heures à sécher !
Naturellement, à chaque fois que la planche est bien ruisselante, il y a toujours un insecte qui vient faire des dérapages dessus. Du coup, je jette mon doigt pour coincer la bête qui s’éclate toutes pattes dehors sur l’huile alors que tout mon bras s’affale mollement comme un gros boudin sur la dite planche.
Et dans ces cas là qu’est ce qu’on fait ? On prend l’autre main pour s’essuyer (réflexe de la Pintade qui se tâche), oui, sauf que c’est de l’huile !!!! Je me retrouve avec un bras plein d’huile, l’autre main aussi et c’est toujours à ce moment là que ça me gratte le nez....
Et quand c’est pas les bestioles, c’est la poussière, les pétales de rose, la bave du chien qui vient toujours éternuer à ma portée, ou les résidus de plâtre que Chevalier traîne dans son sillage partout ou il va.
Alors je reline ( verbe “liner encore une fois), je me grouille pour que toute attaque de moustique ne parvienne pas à destination, je fonce dans le garage poser la planche sur les tréteaux...
Et je vais chercher une autre planche.
1 semaine de vie passionnante à attendre des heures sous la douche que l’huile veuille bien dégager.
Avant, je vivais dans un petit taudis, maintenant, je vis dans un chantier.
Jusque là, je me consolais en comptant les jours qui me séparent de la Guadeloupe, (41 aujourd’hui), sauf que voilà, y’a un avion qui n’est jamais arrivé.
J’ai fait des doigts de pied et des paumes de main pour partir avec Air France, disant à Aglaé et Sidonie qu’il était hors de question que je repose mon digne postérieur sur les tabourets d’un charter, j’ai pris les devants, les billets sont achetés depuis le mois d’avril et ben voilà le résultat !
Il faut que ce soit précisément un avion d’Air France qui disparaisse !
Elle est ou cette foutue corde !
Heu non, peut-être pas la corde, j’ai aussi chopé un torticolis qui fait que je ne tourne plus la tête. Maintenant, je pivote.
15:59 Publié dans Le coin de la râle | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
jeudi, 21 mai 2009
Parce que c'est le moment
Ça y est ! C’est parti ! Depuis l’aube ce matin, nous avons attaqué les travaux de la chambre. Ce qui consistait dans un premier temps à la vider entièrement et à caser tant bien que mal tout le bazar dans un petit cagibi qui fera office de chambre pendant la durée des travaux.
Ca c'est la chambre principale
Et là, c'est le cagibi
Ca ne parait pas comme ça, mais tout est à refaire ! De près, sol et murs sont plutôt craspouilles...
Telle une furie à la recherche de sa proie, j’ai démonté le lit, descendu chaque planche au sous sol, attrapé l’armoire avec mes petits bras dodu et l’ai traîné jusque sur le palier... Puis j’ai tout remis dans la dite armoire, j’ai enlevé les rideaux, les tringles... Exsangue, transpirante, irritée, mal lunée, je me suis acharnée pendant une heure jusqu’à en perdre le souffle, mais j’ai tout fait !
Naturellement, dans la foulée, j’ai fait part de mes remontrances à Chevalier qui m’a dit :”a ce rythme là, demain tu es morte”...
Baliverne ! Je m’insurge ! Je suis une guerrière ! Diantre !
Sur les coups de 16h00, j’ai quand même suivi ses conseils, alors que lui s’était déjà remis au boulot, je suis allée me prendre une douche et là... Pouf pouf ! Adieu la Truffe guerrière ! Toute ramollie, je suis devenue un tas vautrée sur le canapé sans pouvoir faire un geste.
Hagarde, l’oeil bovin, la langue sèche... Un truc.
Il s’agit maintenant de rester digne.
Ça va donner :”bah ! de toute façon, je ne peux rien faire tant que tu n’as pas fait les enduits” !
(sachant que si il se mettait à les faire ce soir, il faudrait que je trouve dare dare une autre excuse)
Ou alors :” t’as pas dit qu’on faisait un barbecue en récompense d’une pénible journée ? Surtout pour moi ?”
16:32 Publié dans Maison | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
